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Mémoire Native

Je suis parti d’un contraste simple : faire naître quelque chose de vibrant sur un fond presque muet.
Le noir de la toile, c’est le silence, l’oubli, un espace sans repère. Et au centre, j’ai posé une figure qui refuse de s’effacer.
Le crâne, je ne l’ai pas peint comme un symbole macabre, mais comme une structure intemporelle. Il n’exprime rien, et pourtant il porte tout.
Il est ce qu’il reste quand l’individu disparaît, une forme universelle, dépouillée de toute identité personnelle.

Alors j’ai choisi de lui donner une identité autrement.
La coiffe explose autour de lui, presque en mouvement.
Chaque plume est une impulsion :

  • le rouge pour la force, la lutte, l’instinct ;
  • le bleu pour l’esprit, le souffle, quelque chose de plus grand ;
  • le jaune comme une énergie centrale, presque spirituelle.

Contrairement au crâne, qui est figé, la coiffe est vivante. Elle déborde, elle s’impose, elle raconte.
Je voulais que l’œil oscille entre ces deux états :
le fixe et le mouvant,
le vide et le plein,
la disparition et la persistance.

Ce n’est pas une œuvre sur la mort. C’est une œuvre sur ce qui reste malgré elle. Sur ce qui dépasse le corps : les symboles, les traces, les héritages visuels qu’on reconnaît instantanément.
Le contour blanc, volontairement marqué, isole la figure comme un emblème. Presque comme un logo. Parce que je voulais que cette image frappe vite, qu’elle s’imprime, qu’elle devienne une icône plus qu’une scène.

Et au fond, la question est simple :
si tout s’efface, qu’est-ce qui continue de parler pour nous ?


Caractéristiques techniques

Technique Acrylique, Pochoir, Aerographe
Support Toile sur châssis en bois
Dimensions 41 × 33 cm
Finition Mate

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