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Gardienne des Cycles
Je me suis appuyé sur une tradition visuelle forte, celle de la calavera issue du Día de los Muertos, mais sans chercher à la reproduire fidèlement.
J’avais envie de m’en détacher, de l’amener vers quelque chose de plus contemporain, plus intérieur. Pour moi, il ne s’agissait pas simplement de représenter la mort, mais plutôt de la réconcilier avec une forme de permanence.
J’ai choisi une frontalité presque rigide, presque sacrée. Cette symétrie n’est pas un hasard : elle impose une présence directe, immédiate. Le regard, même vidé de sa fonction vitale, reste essentiel. Il ne regarde pas vraiment… il traverse. C’est dans cet entre-deux, entre absence et présence, que l’œuvre prend tout son sens.
La couleur est au cœur de ma démarche. Le vert des cheveux, volontairement inattendu, vient perturber les codes. Il apporte la vie là où l’on s’attend à la disparition. Ce n’est pas un choix esthétique gratuit : pour moi, ce vert parle de cycle, de régénération, de quelque chose qui continue malgré tout. À l’opposé, la rose rouge introduit une tension plus fragile, presque mélancolique. Elle rappelle que la beauté est toujours liée à sa propre fin.
Le mandala autour du visage est essentiel. Je ne le vois pas comme un simple décor, mais comme une structure, une énergie. Il encadre, il canalise, il donne une forme à quelque chose d’invisible. J’y vois presque une cartographie intérieure, une manière d’organiser le chaos, de donner un ordre à ce qui nous dépasse.
Et puis il y a ce fond noir. Je le voulais radical, sans distraction. Il ne raconte rien, il n’impose rien. Au contraire, il ouvre un espace.
Un vide qui n’en est pas vraiment un, mais un lieu de projection, un infini dans lequel la figure peut exister pleinement, hors du temps.
Caractéristiques techniques
| Technique | Acrylique, Pochoir, Posca |
| Support | Toile Coton sur Chassis Bois |
| Dimensions | 41 × 33 cm |
| Finition | Mate |

